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Apparition de clubs africains dans le jeu vidéo pes 20, plus qu’une rumeur un appel – Arrêt sur image

Coton Sport de Garoua v fc Barcelone, un rêve qui prend forme sur les réseaux sociaux

Un appel à valoriser l’image

Une confirmation de l’apparition de ces clubs dans le jeu vidéo PES 20 devrait effectivement leur permettre d’encaisser des redevances sur le fondement du droit à l’image.

Développé à travers la jurisprudence ce droit donne aux clubs l’exclusivité de commercialiser l’image de leurs joueurs, lorsque celle-ci est mise en scène dans le cadre du club. Par image, il faut entendre toute représentation de leur personnalité incluant “la couleur de peau, leur chevelure, leur traits, leurs numéro de leurs maillots, les statistiques sportives les concernant, leurs compétences athlétiques, les détails de leurs biographie …du moment que pris ensemble, ces éléments permettent de les reconnaitre”.

Les clubs peuvent commercialiser l’image des joueurs sous 2 formes: soit à travers les produits dérivés des équipements sportifs porté à l’occasion d’un match (maillot, short…), on parle alors de droit à l’image individuelle associé, soit à travers les recettes de parrainage, de publicité et merchandising, ainsi que celle provenant des droits de retransmission audiovisuelle des compétitions, on parle alors de droit d’image collective.Le plus souvent les clubs recherchent des partenaires commerciaux à qui ils transfèrent leur droit à l’image à travers des licences pour diverses exploitations.

L’on comprend donc pourquoi  le rapport d’information n° 255 (2007-2008) fait au nom de la commission des finances (France) décrit l’image en ces termes :

“l’image de leurs joueurs constitue un actif pour les clubs qu’ils valorisent en tant que tel”

Les clubs la valorisent justement en conquérant des marchés comme celui des développeurs de jeu vidéo. Ainsi, s’il revient aux confédérations et fédérations de donner l’autorisation de reproduire sous forme de jeu les competitions qu’elles organisent en utilisant les éléments visuels ou sonorent et autres éléments associés à ces compétitions, seuls les clubs peuvent autoriser leur introduction dans ces jeux. C’est par exemple fort de cela que la Juventus a conclu un contrat d’exclusivité avec konami faisant de cet éditeur le seul autorisé à reproduire son nom, son stade ses maillots etc pour son jeu PES 20.

Un appel à devenir des marques

L’image des joueurs ne peut être valorisée par le club que si cette image est associée à des éléments distinctifs reconnaissables et propres au club. C’est justement ce que l’on décrit encore par “joueur mis en scène dans le cadre du club”. Malheureusement en Afrique, les clubs malmènent terriblement leur identité avec diverses pratiques tels que les variations trop grandes de leur maillots à domicile, la non disposition d’un stade stable pour les matchs à domicile, l’absence de slogan ou de logo stables…

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Mais le club ne doit pas seulement être reconnaissable, il doit surtout évoquer quelque chose au public qui permette à ce dernier de s’y attacher, de s’y identifier. Aussi pourra-il se constituer une base pertinente de fans, capable de constituer un marché rentable pour les partenaires à l’exploitation de l’image a l’instar des développeurs de jeu vidéo. Le défi est dès lors non seulement de devenir des marques, mais aussi d’augmenter leur “capital marque”;  cela passe par des victoires et du branding. Grâce à cette recette le merchandising a pu générer jusqu’à 34% des recettes de Manchester United en 2008. Pareillement, la saison dernière, récoltant les fruits de ses victoires et de l’investissement dans le marketing,  le psg a pu octroyer une certaine de licences et porter pour la première fois la part du merchandising à 10% des recettes sur une saison, soit un chiffre d’affaires de 55,3 millions d’euros des produits derivés. ( source Le figaro)

Popularité, un indicateur pour les partenaires

Le nombre de followers sur les réseaux sociaux tout comme l’affluence au stade sont définitivement des indicateurs que de potentiels partenaires suivent avec attention.

L’étude de sport Digital Africa qui a provoqué  cette rumeur  montre cependant que le chemin est encore long pour de nombreux clubs africains. C’est le cas de Coton Sport le club de football camerounais le plus populaire sur les réseaux sociaux avec à peines 10000 suiveurs. Pire encore ce classement ne montre pas assez la gravité de la situation avec de nombreux clubs absents des réseaux sociaux et incapables de drener 100 personnes au stade.

Classement des clubs les plus suivis sur les réseaux sociaux dans chacune des fédérations de la CAF. établi par Digital Sport Africa.

André Marie Awoumou Manga, reporter sportif,  juriste d’affaires

 

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