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Can 2019 – Cameroun : Scénario écrit d’avance par la CAF ?

Le Cameroun a savouré sa qualification à la CAN 2019 sur le terrain face aux Comores (3-0) avec beaucoup de réserves. Et pour cause, une plainte des Comores pendante au tas,  réclamant là suspension du Cameroun en application de l’article 92 des règlements de la CAN.

Après le remplissement des formalités nécessaires par le Comores,  la Caf aurait donc été appelée par le tas à produire les moyens de sa defense. Il revient desormais au tas de dire le droit et rien que le droit.

Mais à la décharge du Cameroun, le droit justement c’est d’abord ce fameux article 92 qui ne dit aucunement que le pays déchu de l’organisation d’une Can y est automatiquement exclu, il aurait d’ailleurs été très simple de le dire ainsi si ça avait été cela son esprit, peut-on legitiment penser. Il dit en substance en son alinea 3 que lorsque le retrait est notifié moins d’un an avant la date du tournoi final (cas d’espèce), cela entraîne “suspension à la prochaine édition de la can de son équipe nationale A, sans tenir compte de l’éditions concernée.

L’esprit de la loi sera donc surement la clé de ce procès, et surement l’axe de defense de la caf. En effet, en cas de retrait de la Can à un pays, l’article 92 assure uniquement sa suspension à la Can suivant celle concernée, et dans le cas d’espèce 2021. Mais qu’en est-il de la Can concernée? La reponse n’est point evidente. Le manque de clarté de cet article sur ce point semble quand même indiquer que son esprit n’a jamais été de suspendre le pays déchu de 2 Can, mais plutôt de s’assurer qu’il sera exclu d’au moins une Can. Ainsi laisse-t-il les circonstances décider du sort du pays déchu à la Can concernée, dans l’optique de ne pas chambouler l’organision en cours.

Même la jurisprudence ne serait donc pas en faveur des Comores car le situation du Cameroun est sans précédent. Jusque là, les pays dechus n’étaient pas en lice pour se qualifier autrement, raison pour laquelle ils etaient automatiquement éliminés de la can concernée. Ce fut le cas pour le Maroc en 2015 et le kenya (chan 2018) qui n’avaient pas participé aux qualifications. Ça aurait été le cas pour le Gabon dont les points n’avaient pas été comptabilisé en 2017.

Si donc le pays déchu de l’organisation de la Can est en lice pour se qualifier autrement, il devrait le continuer, car aucune loi ne l’interdit. On pourrait dès lors penser que dans un scénario savamment monté, c’est sur cette brèche que la Caf s’est engouffrée pour préparer le retrait de la can au Cameroun sans l’en suspendre.

En annonçant donc dès le départ que les points du pays hôte lors des qualifications étaient comptabilisés,  ce qui n’est en contradiction avec aucun texte même pas l’article 92, la caf donnait une alternative de qualification au pays organisateur,  soit par les prérogatives de pays organisateur, soit sur le terrain.

Souvenons-nous par ailleurs des propos d’Ahmad, president de la caf, à la télé Afrique média après le retrait de la Can au Cameroun : ” si l’affaire va au tas, la seule erreur qu’on trouvera de la Caf c’est l’attribution de la Can 2021 au Cameroun ” or pour examiner cela il aurait fallu que la Côte d’ivoire se plaigne, ce qui ne sera pas le cas.

Peut être que finalement le president de la caf est plus futé qu’il n’en n’à l’air.

André Marie Awoumou Manga

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