CamerounChroniques

Championnats Camerounais: Les buts se font rares

Par Hermann Georges

Une fois de plus comme ceci devient très légion dans notre championnat de football d’élite, nous avons vu passer la 8éme journée avec un constant quasi partagé par tous : peu de buts inscrits sur les différents marquoirs des différentes rencontres (le nombre exact de buts inscrits). Ceci nous amène à nous poser la question de savoir combien de buts compte le ou les meilleurs buteurs du championnat. Leurs compteurs font état de 6 buts en 8 journée. Ceci renvoi à 1 moyenne de 0.57. Cette moyenne qui n’est pas très mauvaise nous pousse simplement à pousser le raisonnement plus loin pour s’intéresser en effet au nombre de buts marqués pendant toute une journée pour faire la moyenne de buts par match. (STP avec les éléments probants en ta possession fait l’état et tu trouveras 1 moyenne de but par journée très faible).
On arrive à la conclusion que les buts sont très rares et l’illustration la plus parfaite est le cas de Stade Renard de Melong qui avec seulement 03 buts inscrits se trouve au sommet de sa poule. Et surtout force est de mentionner que, la totalité de ces buts ont été tous inscrits par des défenseurs.
Qu’est ce qui expliquerai cette situation ?
Je pense pour ma part que le mal est plus profond qu’il n’apparaît. Je donnerai des pistes de réponses encore subjectives :
1. La disparition des joueurs de génie c’est-à-dire créatif spontané et imprévisibles au profit des joueurs dit de tactiques.
2. Le manque des espaces de jeu dédiés au tout petits dans les quartiers d’habitation, les écoles maternelles et primaires, et ainsi que dans nos lycées et collèges surtout en milieux urbains
3. Le manque de travail suffisant devant les buts de nos équipes pendant les séances d’entrainements
4. Le manque de travail personnel de nos attaquants devant les buts
5. Le constat de la non prise en compte des coups de pied arrêtés comme situation réelle de jeu pouvant conduire à des buts
6. L’embrigadement du génie de certains joueurs dans le respect formel des consignes des coachs
7. La volonté des encadreurs de pré fabriquer les buteurs
8. La qualité technique très pauvres de certains attaquants qui manquent de fondamentaux par rapport au poste qui est le leur : vitesse dans la conduite de balle, mise en opposition entre le défenseur et le ballon (soit en croisant leur course, soit en s’aidant du bras)
9. Le jeu proposé très généralement est pauvre et insipide. Car beaucoup de club viennent jouer d’abord pour ne pas prendre de buts. Donc on assiste à une configuration généralement défensive mise en place par les protagonistes. La peur de prendre de buts se traduit par 1 schéma tactique ne donnant pas la place à la spontanéité ni à la prise de risque. Du coup on est dans un carcan tactique strict et du coup prévisible car les coachs ne lisant pas bien les matchs n’arrivent pas à changer de schémas tactiques au gré de la résistance en face
10. Aussi il faut le dire le management et la programmation de smatchs n’aident pas beaucoup ces attaquants à se surpasser. Comment imaginer qu’on puisse programmer des matchs aux heures où le soleil est encore à son pic pour des joueurs aux organismes délicat car ne jouissant pas d’un suivi particulier.
Je vais conclure en disant simplement que la rareté des attaquants de race dans notre championnat professionnel est tout d’abord la faute à l’Etat aux travers de ses démembrements ou prolongement :
a. Les collectivités territoriales décentralisées qui devraient en principe doter nos quartiers d’espace de jeu pour les enfants
b. Le Ministère de tutelle des enseignements de base et secondaires qui devaient veiller à la présence des infrastructures sportives dans les établissements
c. Et aussi l’Etat qui à un niveau national devrait doter le pays d’infrastructures acceptables et adéquats pour la formation et la pratique des métiers liés à la pratique du sport de haut niveau.
Ensuite la faute reviendrai aux organisateurs et gestionnaire de notre football local c’est-à-dire amateur et professionnel :
a. La formation à la base de nos footballeurs. Il est aberrant de voir qu’à la phase d’initiation on parle de défenseurs. On devrait à ce niveau ne former que les milieux de terrain et attaquants surtout quand nous savons qu’au fil de leur développement 60% de joueurs recule d’un cran par rapport au poste qui était le leur à la base
b. Une politique de jeu pensée et implémenter à toutes les strates du développement de notre football. Ici je vois le rôle de la DTN
c. L’accompagnement et le suivi efficient de nos clubs. L’apport technique et aussi financier. Et surtout mettre sur pied des mécanismes de contrôle, de gestion et d’évaluation des apports multiples sur les périodicités de court terme
d. La programmation des rencontres sportives et la communication et le marketing autour des évènements sportifs
Et enfin la Gestion en interne de nos clubs :
a. Les intérêts individuels, climat délétère, l’opacité dans la gestion à la fois sur la plan technique et financier
b. Les phénomènes de vente des joueurs dit « protégés »
c. Les conflits internes à n’en plus finir

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Junior Rostand Mbai, meilleur buteur de la saison 2017/2018 avec 20 buts (Dragon de Yaounde)Qu’est ce qui expliquerai cette situation ?

Je pense pour ma part que le mal est plus profond qu’il n’apparaît. Je donnerai des pistes de réponses encore subjectives :

1. La disparition des joueurs de génie c’est-à-dire créatif spontané et imprévisibles au profit des joueurs dit de tactiques.

2. Le manque des espaces de jeu dédiés au tout petits dans les quartiers d’habitation, les écoles maternelles et primaires, et ainsi que dans nos lycées et collèges surtout en milieux urbains

3. Le manque de travail suffisant devant les buts de nos équipes pendant les séances d’entrainements

4. Le manque de travail personnel de nos attaquants devant les buts5. Le constat de la non prise en compte des coups de pied arrêtés comme situation réelle de jeu pouvant conduire à des buts

6. L’embrigadement du génie de certains joueurs dans le respect formel des consignes des coachs

7. La volonté des encadreurs de pré fabriquer les buteurs

8. La qualité technique très pauvres de certains attaquants qui manquent de fondamentaux par rapport au poste qui est le leur : vitesse dans la conduite de balle, mise en opposition entre le défenseur et le ballon (soit en croisant leur course, soit en s’aidant du bras)

9. Le jeu proposé très généralement est pauvre et insipide. Car beaucoup de club viennent jouer d’abord pour ne pas prendre de buts. Donc on assiste à une configuration généralement défensive mise en place par les protagonistes. La peur de prendre de buts se traduit par 1 schéma tactique ne donnant pas la place à la spontanéité ni à la prise de risque. Du coup on est dans un carcan tactique strict et du coup prévisible car les coachs ne lisant pas bien les matchs n’arrivent pas à changer de schémas tactiques au gré de la résistance en face

10. Aussi il faut le dire le management et la programmation des matchs n’aident pas beaucoup ces attaquants à se surpasser. Comment imaginer qu’on puisse programmer des matchs aux heures où le soleil est encore à son pic pour des joueurs aux organismes délicat car ne jouissant pas d’un suivi particulier.

Je vais conclure en disant simplement que la rareté des attaquants de race dans notre championnat professionnel est tout d’abord la faute à l’Etat aux travers de ses démembrements ou prolongement :

a. Les collectivités territoriales décentralisées qui devraient en principe doter nos quartiers d’espace de jeu pour les enfants

b. Le Ministère de tutelle des enseignements de base et secondaires qui devaient veiller à la présence des infrastructures sportives dans les établissementsc. Et aussi l’Etat qui à un niveau national devrait doter le pays d’infrastructures acceptables et adéquats pour la formation et la pratique des métiers liés à la pratique du sport de haut niveau.

Ensuite la faute reviendrai aux organisateurs et gestionnaire de notre football local c’est-à-dire amateur et professionnel :

a. La formation à la base de nos footballeurs. Il est aberrant de voir qu’à la phase d’initiation on parle de défenseurs. On devrait à ce niveau ne former que les milieux de terrain et attaquants surtout quand nous savons qu’au fil de leur développement 60% de joueurs recule d’un cran par rapport au poste qui était le leur à la base

b. Une politique de jeu pensée et implémenter à toutes les strates du développement de notre football. Ici je vois le rôle de la DTN

c. L’accompagnement et le suivi efficient de nos clubs. L’apport technique et aussi financier. Et surtout mettre sur pied des mécanismes de contrôle, de gestion et d’évaluation des apports multiples sur les périodicités de court terme

d. La programmation des rencontres sportives et la communication et le marketing autour des évènements sportifs Et enfin la Gestion en interne de nos clubs :

Le football n’est plus un jeu mais un business qui génère une manne financière considérable. Le Cameroun ne pourra en bénéficier que si nous entrons véritablement dans l’ère du professionnalisme « vrai » et non un professionnalisme décrété sur papier.

Par Hermann Georges

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